Et si arrêter d’arrêter de procrastiner pouvait sauver le monde ?

Récemment, Franck, mon sympathique community manager et moi, nous sommes moqués d’une jolie infographie Pinterest. Le titre était quelque chose comme «7 astuces pour arrêter de procrastiner ». Et voilà ce qui me rend dingue, les effets de mode en développement personnel. D’une matière plutôt scientifique à la base, on voit pulluler des titres aussi accrocheurs et faux que « un ventre plat en 3 jours » ou « elle boit ça tous les soirs pendant 2 mois et devient riche ».

La définition de procrastiner c’est « Remettre quelque chose au lendemain ». Où est donc le problème ?

Hormis que la tendance actuelle est plutôt à la surproduction et la surperformance… La procrastination est un des sujets favoris des accros à l’organisation personnelle. Soit. Mais de là à ériger la procrastination comme une tare universelle dont il faudrait se débarrasser, il ne faut peut-être pas exagérer. D’après Google Ngram Viewer l’utilisation du mot procrastination en littérature a explosé depuis les années 2000. Avant 2000 les êtres humains ne remettaient donc jamais rien au lendemain ? Je ne crois pas. Mais depuis quelques années on se persuade que c’est un problème. Comme faire un 42 ou ne pas être une star de notre réseau social préféré.

C’est une formidable capacité à s’auto-organiser en alignement avec nos besoins, nos personnalités et capacités.

La procrastination, en fait, d’après les études, les vraies, c’est plutôt un phénomène normal et utile. Car l’humain est une machine formidable avec une capacité à trier ce qui est bien pour nous ou pas. Et, oh surprise, ce qui est bien pour moi, n’est pas forcément bien pour toi, et vice versa. Les études les plus récentes tendent à montrer que notre niveau nominal de procrastination serait même lié à la façon dont notre cerveau est bâti.

Dans la grande majorité des cas, si on procrastine c’est pour économiser des forces, du temps, de la charge mentale… destinés à autre chose.

Combien de clients ai-je entendu me dire « il faut que j’arrête de procrastiner », « mon problème c’est la procrastination ». Je veux bien… si vous arrivez à répondre à la question suivante : pour quoi. Pour faire quoi ? Dans quel but ? Pour quelle raison ? Si c’est pour répondre « Pour faire d’autres choses encore » ou « parce que ce n’est pas bien », je suggère d’arrêter d’essayer d’arrêter. Si vous avez un objectif particulier et avez identifié que votre niveau nominal de procrastination vous empêche d’y accéder, alors pourquoi ne pas essayer d’arrêter. Mais dans l’absolu, tout le monde procrastine. Je procrastine. Tu procrastines. Même ils et elles procrastinent.

L’aptitude à la procrastination est une capacité, une qualité, qui, comme une autre, a des pièges ou des revers.

Les ceintures noires de la procrastination sont souvent des profils dont le niveau d’efficience maximal se déploie dans l’urgence. Et, de mon point de vue, ils ont une plus grande capacité naturelle à surfer avec la vie plutôt qu’à prendre la vague en pleine tête (ou sur les épaules). Souvent stressés quand même. La question qui doit guider notre rapport à notre procrastination est « est-ce que c’est grave ? ». Frédéric, que j’ai eu la chance d’accompagner récemment, m’a dit un jour « je vais avoir tendance à procrastiner l’aspirateur ». Est-ce que c’est grave ? « Pour moi non, mais il faut passer l’aspirateur ». Fin de la discussion. Tu procrastines l’aspirateur parce que faire autre chose est plus important, plus utile ou plus jouissif pour toi.

Je m’accorde de procrastiner en conscience, parce que c’est mon système de tri perso pour vivre pleinement, sereinement, tranquillement, chouettement ! Ou parce que je suis simplement fait comme ça.

La solution est toujours dans la conscientisation. Plus je me connais, plus je m’utilise comme un outil, un pote, un partenaire. J’arrête d’être un boulet pour moi. Lorsqu’on procrastine, c’est toujours que c’est une option, même minime. On ne procrastine jamais le biberon d’un bébé, l’opération du cœur d’un patient, la rentrée des classes ou faire pipi.Alors Frédéric procrastine l’aspirateur sans culpabiliser si tu sens que c’est ce que ton être tout entier t’encourage à faire. Et passe l’aspirateur quand t’en peux plus des miettes sous les pieds.

Franck, je te propose de nous créer une petite infographie à nous « Les 7 étapes pour se réconcilier avec sa procrastination by Cious Consulting.

  1. Se rappeler que procrastiner c’est un phénomène naturel, utile et millénaire.
  2. Se demander pour quoi/quelle raison je ne devrais pas procrastiner là tout de suite.
  3. Se demander si c’est grave, ce que je (ou le monde) risque à ce que je procrastine là tout de suite.
  4. Faire la liste de tout ce qu’on n’a pas procrastiné depuis le réveil, la veille, le début de la semaine ou du mois.
  5. Réfléchir à ce qu’on a tendance à procrastiner et ce que ça nous apporte, pour, une fois pour toute, identifier des catégories ‘facilement procrastinables’.
  6. Se dire qu’on se poserait moins de questions si l’option procrastination n’était pas possible.
  7. Refaire les 1, 2, 3, 4, 5 et 6.

Je ne sais pas si cette infographie sauvera le monde mais le message a vocation à lutter contre la pression inutile des inventeurs de performance en développement personnel. 

#AideToiLeCieltAidera #ATCA #slowlife #startwithme

Pour ceux qui pensent aussi que l’humain est une matière d’étude sérieuse

How brains of doers differ from those of procrastinators, Caroline Schlüter, Christoph Fraenz, Marlies Pinnow, Patrick Friedrich, Onur Güntürkün, and Erhan Genç: The structural and functional signature of action control, in: Psychological Science, 2018, DOI

Avoiding sedentary behaviors requires more cortical ressources than avoiding physical activity, Neuropsychologia, 2018

The Nature of Procrastination: A Meta-Analytic and Theoretical Review of Quintessential Self-Regulatory Failure, 2007

Un bon kick à Beyoncé pourrait sauver beaucoup d’entre nous

C’est en écoutant sur Audible, Lead In : women, work, and the will to lead de Sheryl Sandberg, (merci Sylvie Magrangeas) que j’ai entendu une description du « syndrome queen-bee ». N’ayant pas l’orthographe sous les yeux, j’ai cru à une référence à Queen-B (aka Beyoncé), souvent reliée à quelques images féministes à tendance girl power. Rien à voir. Queen-Bee, reine des abeilles. Dans les grandes lignes, il s’agit du syndrome dont souffrirait certaines femmes hautes placées dans la chaîne alimentaire professionnelle. L’indifférence à la cause de ses congénères, voire la jouissance absolue d’une forme d’exclusivité de la réussite. Moi et que moi, vous autres, restez en bas. En creusant, je découvre que cette théorie date des années 70 et expliquerait pour quelles raisons on a l’idée que les femmes sont dures entre elles. D’après l’étude initiale, lorsqu’une femme est « au pouvoir », les autres femmes auraient 50% de chance en moins d’accéder à des postes hauts placés. Si j’ai bien compris, cette théorie a depuis été largement décriée, à grand renfort d’autres études, mais le soupçon persiste. Pourquoi ?

Parce qu’on connait tous une femme « plus misogyne que les hommes », celle qui t’explique qu’’on ne peut pas tout avoir dans la vie », « qu’il y a des tâches plus gratifiantes que donner le bain », « que les baby-sitters ce n’est pas pour les chiens », « qu’ils faut avoir les dents plus longues « qu’eux » (comprendre « les mâles ») », qu’« on n’est pas des mauviettes », que « les émotions n’ont rien à faire dans le travail ». Reine des abeilles peut être, reine de la bêtise, c’est sûr. Tout ça pour dire, qu’il y a des idiots de partout, chez les mâles, comme chez les femelles. Preuve encore, s’il en fallait, de notre parfaite égalité. Face à la connerie, du moins.

Et c’est à peu près à la même période que j’ai entrevu une vidéo LinkedIn d’une certaine Florence Marty, que je ne connais pas du tout. Caroline Loisel, avec qui je venais d’avoir une discussion passionnée autour de la coopération, plutôt que la concurrence, avait réagi à cette vidéo. Voilà, c’est là. Le syndrome queen-bee, c’est d’abord l’histoire de gens qui n’ont pas compris que la concurrence n’était pas toujours la bonne voie. Je partage, comme beaucoup d’autres, l’idée que la coopération sert tout le monde. « Dis-moi à quoi tu contribues, je contribue avec toi ». « Dis-moi ce que tu sais faire, je te dirais ce que je peux faire aussi ». « Dis-moi ce qu’on peut faire ensemble ». La coopération est le premier pas de la paix économique. Non pas seulement parce que c’est une forme de générosité professionnelle, mais parce que c’est juste plus malin. Moi j’appelle ça le paradoxe du dentifrice. Toute petite je m’étonnais du dentifrice dents blanches, du dentifrice anti-caries, et du dentifrice gencives sensibles. De grands moments d’étonnement devant les spots télé à questionner le monde… « mais pourquoi ces imbéciles ne font-ils pas un dentifrice dents blanches, anti-caries et doux ?? ».

Le syndrome queen-bee, c’est le syndrome de celui qui n’a rien compris. De ce formateur qui ne veut pas te présenter son client, même pour quelque chose qu’il ne sait pas faire. De ces 12 forums sur la même thématique, parce que le mien il est meilleur que les autres. De ces 44 réseaux d’affaires aux noms différents, parce que je le vaux mieux. De ces strat-ups qui se trollent, au cas où le monde ne serait pas assez grand pour nous deux. Mâles ou femelles, peu importe.

Pauvre Beyoncé, qui n’a rien à faire là-dedans, laissons-la chanter et laissons les abeilles où elles-sont. Cessons d’être des animaux, pour être des êtres humains contribuant au même enjeu business : produire des biens et services utiles à l’homme, sauvons l’homme. #paixeconomique.

Si Manu Payet le disait… ça pourrait peut-être sauver pas mal de monde !

En route pour les Trophées de la paix économique, organisés par Grenoble Ecole de Management. J’ai pris le train avec Manu Payet. Il ne m’a pas vue. Moi si. Il ne m’a pas vue, parce que je ne suis personne. Lui, si. Pour ceux qui ont hiberné ces dix dernières années, Manu Payet c’est la référence drôle et populaire à l’écran, depuis que Jamel n’en fait plus, de l’écran. Paris – Lyon. En descendant du train, j’ai hésité à réclamer un selfie en mode groupie. J’allais déjeuner avec ma copine Mumu. Et ma copine Mumu, elle aurait kiffé le selfie avec Manu Payet. Et je ne l’ai pas fait. Parce que là ça m’a frappée. Quelle horreur. Quelle horreur d’être Manu Payet. Dans mon wagon, un bus de touristes anglais. Lui, casquette vissée sur la tête, profil bas, et chacun occupé à son smartphone, je crois qu’on n’était pas nombreux à l’avoir repéré. Petit à petit, le flux s’est densifié, prêt à rejoindre la marrée de la gare de la Part Dieu. Si je lui faisais le coup du selfie là, à ce moment, il était parti pour une vague humaine d’hystérie. Je l’ai recroisé plus bas. Il a embrassé son pote, son cousin, son frère, son beau-frère, on sait pas bien et il a quitté là mon champ de vision. J’ai compris qu’être Manu Payet c’est l’enfer… Traverser une gare doit être une source d’angoisse.

Alors pourquoi tant de personnes veulent être connues ?

Marchant dans les pas de Manu Payet, dans cette même gare, c’est un défilé de starlettes qui voudraient qu’on les repère. Que Manu Payet les repère, pas moi. De mecs à lunettes noires en sous-terrain, des-fois-qu’on les prendrait pour Maitre Gims, de loin. C’est un fléau, un vice, une obsession commune. Vouloir être connu. Outre cette pernicieuse tendance de la nouvelle génération à viser la télé-réalité comme une fin en soi, beaucoup de mes clients aspirent à être connus. Pour leur génie, leur savoir, leurs expertises, leurs réussites, leurs vertus. Moi-même je suis fière quand un de mes articles est publié et que je suis mise en avant. Pourquoi alors ? Parce que franchement, à bien y regarder, c’est vraiment chiant d’être Manu Payet… La nana du café fait semblant de pas être surexcitée quand elle te sert, mais elle se recoiffe dès que t’as le dos tourné. La consultante qui partage ton wagon est à deux doigts de te faire le coup du selfie, soit le 24e depuis ton réveil, tout ça pour sa copine Mumu que tu ne connais même pas. Le taxi t’as demandé « une blague », bah oui, t’es drôle donc tu fais des blagues. Ton cœur bat quand tu vois ce couloir qui s’engouffre dans la gare bondée qui peut sonner ta mort par étouffement d’amour, ou simplement 2h de retard à l’anniversaire de tata René… Tu peux pas t’acheter un hollywood chewin gum tranquille. T’es obligé d’avoir une tête à chapeau pour porter des casquettes. Il y a au moins 96 personnes qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas : comment t’es habillé, si t’es poli avec la serveuse, ce que tu lis, ce que tu manges, ce que t’écoutes, ce que tu dis à tes potes, qui t’appelles, où tu descends, où tu vas d’ailleurs ? Et c’est qui ce type à qui tu fais la bise ? Mais qui voudrait être Manu Payet ? 

Bah personne. En fait, je crois que les gens confondent « connu » et « reconnu ».

Tu ne veux pas que partout dans la rue, on parle de toi, que les filles soient nues, qu’elles se jettent sur toi, qu’elles t’admirent qu’elles te tuent… comme dirait Balavoine. Tu veux être toi et être reconnu pour l’être unique et génial que tu es. C’est un besoin psychologique et sociologique fondamental. Alors n’ayons pas peur d’y répondre. Offrons et demandons, de la reconnaissance au travail, de la reconnaissance à la maison, dans nos écosystèmes. Plus on se sent reconnu, moins on a de chance d’y substituer un désir un peu simple, genre être Manu Payet. Chère Mademoiselle apprentie starlette d’Instagram, ce que tu veux ce n’est pas être Manue Payette, c’est être reconnue pour tes talents. Avant de demander au monde entier de t’aimer, commence par travailler sur ton amour propre, la confiance en tes talents et tes forces. Si Grenoble Ecole de Management a créé les Trophées de la paix économique, ce n’est pas pour créer des stars de la paix économique mais pour offrir de la reconnaissance à tous ceux qui œuvrent en ce sens. Soyons reconnus, par nous-mêmes, puis par nos pairs et laissons Manu Payet aller chez son pote Michel tranquille.

Manu Payet, si tu nous entends, dis-leur toi que se reconnaître soi-même c’est encore plus cool qu’être connu des autres. Tu sais, ça pourrait sauver quelques personnes… (on se tutoie, sorry, t’es connu je fais comme chez moi).

PS : sympa la casquette.

PS2 : c’était qui le mec à qui t’as fait la bise ?

Pour travailler sur vous-mêmes et sur vos forces, la prochaine édition de la Journée Démarre, c’est le 19 septembre 2019. Plus d’infos et inscriptions

Et si, quand même, la happycratie sauvait le monde ?

A défaut d’écrire l’article que j’aurais voulu écrire, je vais faire la pub de l’article que je n’ai pas écrit, mais que j’aurais pu et dû écrire. « Happycratie : Le bonheur, ad nauseam ? » Bloomr, Noemie Martin-Pascual. Lorsque j’ai créé la Journée Démarre du 23 mars 2019, une journée connaissance de soi pour se remettre en mouvement, je suis allée trouver Thierry Nadisic. Je ressentais le besoin d’une caution intellectuelle sur la méthode. Thierry Nadisic c’est celui qui a écrit « s’épanouir sans gourou ni expert : le meilleur coach c’est vous », mais c’est surtout le patron de la chaire Comportements Organisationnels à l’emlyon. C’est un chercheur, pas un instagrammer. Il écrit des essais avec plein de mots compliqués. Il s’associe à d’autres partout dans le monde pour faire des expériences (sans danger) sur des animaux et des humains. Il lit tout ce qui concerne sont domaine. Il passe beaucoup de temps dans les organisations à observer. Plutôt quelqu’un de solide sur le plan cérébral. Syndrome de l’imposteur, moi qui ne suis que diplômée management, en conseil en organisation et en coaching, j’avais besoin qu’un « vrai » intellectuel regarde de plus près ma méthode : Aide-Toi, le Ciel t’Aidera. ATCA, c’est une méthode qui tient son nom d’une fable de La Fontaine et qui repose sur 2 piliers : la connaissance profonde de soi, et la responsabilisation individuelle dans sa mise en mouvement. Une fois qu’on a dit ça, on se dit que mon prochain diplôme visé sera en psychologie positive. Et pourquoi pas ? Au-delà de notre alignement intellectuel sur la méthode, qui me donne donc l’assurance des fondements intellectuels et scientifiques, Thierry m’a donné un conseil : « lis Happycratie ». Le livre vient de sortir, et franchement ce n’est pas tout à fait sur ma liste… Thierry me dit « il faut toujours lire l’antithèse, comprendre d’où viennent les arguments détracteurs et chercher dans des points de vue opposés de nouvelles sources de réflexion et de recherches ». Ok ai-je dis.

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3 bonnes résolutions pour sauver l’engagement des collaborateurs

Pour les amateurs, les créateurs, les désireux, les curieux, les défenseurs, les obligés, les désespérés, les promoteurs, les concernés, les conscients, les inconscients, les leaders et les bénéficiaires de l’engagement collaborateurs… ce livre blanc présente 3 bonnes résolutions.

Pour sauver l’engagement des collaborateurs, il nous faudra :

  1. Intégrer la connaissance de soi au plan de formation ou de GPEC
  2. Mettre en place le management juste
  3. Préparer l’évolution de son business model vers la paix économique

Pour découvrir les trois solutions associées :

  1. L’achat de quelques places pour la Journée Démarre, inscrivant ainsi la connaissance de soi à votre plan de formation ou de GPEC
  2. La lecture du Management juste de Thierry Nadisic, pour structurer votre plan de développement managérial
  3. La lecture, et la diffusion à ses pairs, de Osons la paix économique de Dominique Steiler, pour initier sa réflexion vers une transformation de business model

Téléchargez le livre blanc complet ici

C’est à Grenoble qu’on prépare la paix économique qui sauvera le monde

Lundi matin, 30 minutes d’avance (fait rarissime), j’attends tranquillement (rarissime aussi) mon tour dans la file d’attente aux machines SNCF pour deux tickets pour la Défense. Je paye, le compte exact en petite monnaie. Et là, oh surprise, la machine me donne mes tickets et l’intégralité de mon argent. Je me rends donc au guichet « information » pour en informer les charmantes personnes qui écoutent de la musique. Je sais, certains d’entre vous sont déjà surpris. Parce que le Larouse dirait quelque chose du genre « bien mal aquis ne profite jamais ». Et si on réfléchit 2 minutes et qu’on remplace la machine par un commerçant en chair et en os. Franchement… Bref, le Monsieur qui écoute de la musique en attendant d’informer me répond Continue reading “C’est à Grenoble qu’on prépare la paix économique qui sauvera le monde”

Si Spinoza double ses followers, on sauve l’engagement des collaborateurs

Oulala… Spinoza… cours de philo terminale. Un brave type d’après mes souvenirs. Il n’a pas connu mon grand-père, c’était encore un peu avant. Bref. Ce type a une pensée assez simple et hyper inclusive qu’on peut résumer par : l’essence même de l’homme est le désir d’être heureux, de bien-vivre, de bien agir. Alors, je ne dis pas qu’on pourrait croire que l’essence même de l’homme est le désir d’être malheureux, torturé, de se pourrir la vie et de pourrir celle des autres, mais franchement quand on regarde l’état du monde et, moins loin de nous, nos modes de travail, qui n’a pas envie de se faire Spinoza chez Ruquier ? Mais admettons. Ou, comme moi, soyons convaincus de ce postulat de départ : l’essence même de l’homme est le désir d’être heureux, de bien-vivre, de bien agir. Qu’est-ce qu’on fait du coup ? Parce que visiblement, le savoir ne suffit pas.

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L’emlyon business school peut nous rendre immortels

emlyon

L’emlyon business school n’est pas la meilleure école de commerce uniquement parce que j’en sors… Je n’y ai, d’ailleurs, fait que mon master. L’emlyon business school forme des gens à l’avenir et non au présent.

Je m’explique. Voilà quelques années maintenant qu’on sait que : le salariat, tel qu’il est conçu aujourd’hui, court à sa perte ; que le marché des services se segmente et se restructure autour de l’open source et de l’open service ; que le management de la performance est en crise (j’adore cette formule édulcorée), que les consommateurs questionnent etc. etc. 60 % des métiers de 2030 n’existent pas aujourd’hui (Ernst & Young). Quand ma belle-fille, fraichement entrée en seconde cette année, confie envisager une carrière dans le marketing, la coach que je suis encourage et questionne, la belle-mère, que je suis, pense plutôt : « chérie, le marketing est mort, la médecine est morte, le transport est mort, l’hôtellerie est morte ». A mon sens il y plus de chance que les maréchaux-ferrants traversent le prochain siècle qu’un « chef de projet étude » ou un « responsable merchandising ». Sorry pour eux. Mon avis personnel est que ce n’est pas bien grave. Et en voyant le métier de conseil, que j’exerce, mourir pour se restructurer différemment, j’ai quand même du mal à en faire le deuil. Bon, deuil fait, qu’est-ce qu’on fait ? Continue reading “L’emlyon business school peut nous rendre immortels”

Couleurs Café, à Chantilly, peut vous sauver la journée

Couleurs Café

J’habite à la campagne. Périurbaine pour être précise. Un village de 10 000 habitants, qui porte le romantique nom de Chantilly. Un village qui dispose, tout de même, d’un hippodrome, d’un château, d’un convention center, de golfs, hôtels, d’une fabuleuse programmation théâtrale, de classes de lecture en anglais pour bébé, de cours de Pilate, de pole dance et d’art floral japonais, d’un Vicomte A, de distributions Fauchon, d’une « ruche qui dit oui », d’un Lions Club, mais surtout, surtout, d’un vrai salon de café appelé Couleurs Café. Je ne bosse pas pour Stéphane Plaza, mais c’est vrai, qu’à part un resto de sushis digne de ce nom, il ne manque rien à cette bourgade Picarde à 25 minutes de la capitale, pour être prise pour une parisienne. Exerçant majoritairement à Paris, le vendredi c’est souvent le « jour au bureau » (comprendre, à la maison, ou n’importe où avec une connexion wifi). Dans une semaine, beaucoup de gens sacralisent leur séance de sport, leur déjeuner avec maman, leur afterwork du jeudi soir, la pause kinder avec le dernier, le petit déjeuner des anciens du vendredi… chez moi, c’est le café chez Couleurs Café le vendredi, voire plus souvent. Mais pourquoi ?

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Vivre à Disneyland, une idée pour sauver le monde

Plein mois d’août Disneyland Paris (Eurodisney pour les réac’) avec 3 enfants de 15 à 1 ans. Ça sonne comme un cauchemar pour certains, et pourtant j’ai vécu un rêve bleu. Disney c’est soit on aime, soit on déteste. J’adore. Peu objective donc. En y passant 3 jours en famille, j’ai senti un profond bien être. Ressourcée alors que nous ne sommes pas partis cette année, j’étais prête à attaquer la rentrée après ça (ça plus une retraite spirituelle, digital detox…). Je me suis donc interrogée sur ce qui pouvait participer à ce « phénomène ». Les files d’attente interminables ? La concentration maximale d’impolitesse ? Les innombrables démonstrations de misogynie et éducation non bienveillante ? La nourriture à peine avalable ? Probablement pas. Et bien alors quoi ?

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