Céline Dion a sauvé mon monde

TER Picardie, chemin du retour, mardi soir pluvieux, playlist Deezer un peu morose. Je travaille depuis plusieurs semaines sur un gros projet pour 2019. En bonne consultante que je suis, je lance ce que j’ai appelé une “ronde de feedback”. Je présente mon idée, et je demande des commentaires ou idées complémentaires. Au moment de ce mardi soir j’ai déjà vu : des pairs (Robert Riou, Julien Bodin, Marco Buschman…), quelques potentiels clients et des professionnels du Talent Management ou de la formation. Toute le monde est positif et aidant. A tel point que chacun ajoute une petite brique. Dans ce TER, je suis perdue, je n’arrive plus à cerner mon projet, il m’épuise. Je ne sais plus ce que je veux faire ou en faire.

Et c’est là que c’est arrivé. Céline Dion a raisonné dans mes écouteurs.

“On ne change pas
On met juste les costumes d’autres sur soi
On ne change pas

On n’oublie jamais
On a toujours un geste
Qui trahit qui l’on est

Si je la maquille
Elle disparaît un peu,
Le temps de me regarder faire
Et se moquer de moi
Une petite fille
Une toute petite fille
Une toute petite fille”

Et je me suis rappelée ma conviction, je pourrais même utiliser le mot théorie. Enfant, on savait. On est l’adulte qu’on voulait être, avec nos mots d’enfant. Et il y a fort à parier, que si l’on ne sent pas à l’aise dans ses baskets adulte, c’est sans doute parce qu’on est un peu loin de notre enfant. Voilà. Pour ce qui transforme une conviction en théorie, il y a pour moi des typologies de personnes qui se classent en fonction de nos vocations, espérances professionnelles enfantines.

Quand je serai grande, je veux être maîtresse.  Il y a fort à parier que ces adultes portent des valeurs de partage, de transmission. Aiment être en groupe. Soient curieux, patients et aient un fin sentiment d’immortalité. Tous ne deviennent pas maîtresse. Ils ne feront pas forcément de la formation, non plus. D’ailleurs vouloir être maîtresse n’influence pas forcément le métier qu’on exerce, mais plutôt la façon dont on agit. Ainsi, une comptable, qui voulait être maîtresse, a sans doute plus de facilités à accueillir les stagiaires. C’est, sans doute, elle qu’on nommera référente de l’outil machin-chose. Elle supportera un peu moins bien que les autres l’indiscipline en réunion et les apartés de ses collègues. En fixant les objectifs de son équipe elle s’attachera à ce qu’ils soient compris et insistera sur leur plan de développement.

Pompier, docteur, vétérinaire, infirmière. Vous noterez comme on sexue les métiers d’enfants. C’est un sauveteur. Facile.

Footballeur, pilote, Teddy Riner. Un héro, un coq. Un talentueux à l’ego utile.

Chanteur/actrice/star. Facilité à prendre la parole en public, peu enclin aux tâches de back office.

Chef, policier, gendarme. Droiture, discipline et bien commun.

Astronaute, inventeur… le créatif.

J’exerce un métier d’accompagnement. Je voulais être comédienne. La prochaine fois que je m’interroge sur la façon d’aborder un de mes projets, je me souviendrai que Céline m’a répondu.

Je ne sais pas si Céline Dion s’est donnée pour mission de sauver le monde, mais sur ce coup, en tous cas, elle m’a sauvée d’une bonne prise de tête en me rappelant l’essentiel.

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