Et si la médecine préventive, prédictive et personnalisée (3P) sauvait aussi les fonctions support ?

Préventive – Prédictive – Personnalisée. Les 3P. Voici l’ambition pour la médecine de demain. Je préfère parler de médecine d’aujourd’hui, la consultante et coach que je suis, sais que tout ce qui comporte « demain » est voué à ne jamais exister. Je ne suis pas philosophe, mais ça parait logique, demain ne se réalise jamais… Médecine d’aujourd’hui donc : Préventive – Prédictive – Personnalisée. Je passe beaucoup de temps à accompagner les professionnels de santé, et la logique des 3P me plait. Et je passe beaucoup de temps à accompagner d’autres citizen services, parfois bien plus privés, à enjeux bien plus lucratifs. Ce sont les médecins qui ont inventé le principe de précaution, qu’on retrouvait (avant l’agile !), dans les projets SI de toutes les grandes organisations. Je crois qu’ils ont inventé, ou du moins formalisé, une approche business, sans le savoir.

Toutes les organisations qui pratiquent des activités de collecte d’informations, d’analyse de celles-ci, et de recommandation (recherche, diagnostic, traitement), ont engagé une révolution technologique (data, big ou pas ; intelligence artificielle, mais pas fictive ; etc.). Les médecins, en tous cas ceux qui sont dans l’accueil et non la résistance, ont répondu par les 3P. Servons-nous de ces opportunités technologiques, qui nous dépassent presque, pour faire de notre médecine une matière préventive, prédictive et personnalisée. Et bien, à mon avis, ce devrait être pareil pour le contrôle de gestion (toute ressemblance avec un client connu n’est absolument pas fortuite). Le contrôle de gestion et puis le démarchage commercial et publicitaire (toute ressemblance avec la RGPD est volontaire). Et encore le conseil juridique, la GPEC au sens large, le conseil en investissements, et tous les autres sujets dont je n’ai même pas idée.

Ce que cela change pour ces fonctions dites support ? La posture, il faut lâcher la collecte d’informations, voire même le diagnostic. Aujourd’hui des ordinateurs hyper puissants (désolée pour la vulgarisation absolue), sont capables de diagnostiquer un patient, aussi bien (voire mieux) que certains médecins. Ça veut dire, laisser aux outils la tâche de rechercher, agréger, calculer l’information ; puis d’en sortir des enseignements basés sur une montagne de connaissances accumulées. L’humain n’interviendrait donc plus que pour traiter et de manière personnalisée, ce que n’est pas (encore) capable de faire la machine.

Préventive : sur l’ensemble des connaissances (l’Histoire et le savoir-faire accumulé), on déduit des axes de prévention génériques. L’enjeu est d’éviter la maladie. Que tout roule au maximum…

Prédictive : avec l’ensemble des données disponibles et préanalysées, on doit, de manière extrêmement fiable, prédire le succès d’un projet ou d’une orientation stratégique. L’enjeu est de préciser un diagnostic au plus loin de ce qu’il est humainement possible de comprendre. Etre proactif, plus que réactif ou curatif

Personnalisée : grâce à l’humain, on propose non pas un traitement mais THE traitement. Parce qu’au-delà du croisement de données dont est capable la technologie, il y a quelques petites choses de l’ordre de la psychologie, l’émotion, la culture… à prendre en compte. L’enjeu est de traiter précisément et efficacement. Être fin et pertinent.

La médecine d’aujourd’hui tend vers une logique préventive – prédictive – personnalisée. Je fais le pari que toutes les fonctions support peuvent être sauvées et sauver leurs organisations en utilisant exactement la même logique.

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